Réduire, augmenter ou maintenir égales les cotisations sociales provisoires en 2026 ?

Les cotisations sociales pour 2026 sont calculées sur la base de vos revenus professionnels de 2026. Comme ceux-ci ne sont pas encore connus, vous payez d'abord des cotisations sociales provisoires sur le revenu d’il y a trois ans (2023).

Réduire, augmenter ou maintenir égales les cotisations sociales provisoires en 2026 ?

Chaque année, le revenu sur lequel vos cotisations sociales provisoires en tant qu’indépendant sont calculées est indexé. En 2026, cette indexation est un peu plus faible qu’en 2025, ce qui a un impact direct sur ce que vous payez mensuellement. Pour 2026, on tiendra compte de votre revenu professionnel de 2023, majoré de 7,24 % pour obtenir un revenu de référence indexé. Sur ce montant indexé, vous payez en principe 20,5 % de cotisations sociales ; ce n’est qu’au‑delà de certains seuils que ce pourcentage descend d’abord à 14,16 % (au‑delà de 75 024,54 €) et finalement à 0 % (au‑delà de 110 562,42 €).

Comme l’indice en 2026 est plus bas qu’en 2025 (7,24 % au lieu de 9,23 %), vous paierez, à revenu inchangé, moins de cotisations provisoires que l’an dernier : pour un revenu constant de 60.000 €, les cotisations provisoires diminuent comme suit :

  • cotisations provisoires 2025 : 13.435,29 € ((60.000 € x 109,23 %) x 20,5 %) ;
  • cotisations provisoires 2026 : 13.190,52 € ((60.000 € x 107,24 %) x 20,5 %).

Les cotisations définitives sur votre revenu réel de 60.000 € restent toutefois de 12.300 €.

En pratique, cela signifie que si votre revenu reste approximativement identique par rapport à 2023, vous ne devez rien faire et vous recevrez éventuellement un remboursement plus tard. Vous pouvez aussi choisir de faire diminuer vos cotisations provisoires, afin qu’elles se rapprochent davantage du montant définitif. Si vous prévoyez un revenu supérieur à celui de 2023, vous pouvez vérifier si ce revenu dépasse votre revenu de référence indexé (revenu 2023 + 7,24 %). Si c’est le cas, il est préférable de faire augmenter vos cotisations provisoires. Si, au contraire, vous attendez un revenu inférieur à celui de 2023, vous pouvez demander une réduction, mais attention aux amendes éventuelles s’il apparaît par la suite que vous avez payé trop peu.